Nouvelle étude : la sous-traitance dans les marchés publics de construction

Fin 2024, l’Observatoire de la commande publique wallonne (OCPW) a commandité une étude approfondie consacrée à la sous‑traitance dans les marchés publics de construction en Wallonie. Réalisée par l’Institut de recherche sur le travail et la société (KU Leuven) et le Centre Montesquieu (UCLouvain), cette étude apporte un éclairage inédit, fondé sur des données empiriques, et est désormais disponible sur le portail des marchés publics en Wallonie.
Une analyse au cœur des pratiques de terrain
L’étude poursuit un double objectif :
- Mieux comprendre les réalités de la sous‑traitance, souvent entourée d’idées reçues (ampleur des chaînes, place des PME, rôle des entreprises étrangères…).
- Évaluer les pratiques au regard des objectifs de la Stratégie wallonne de la commande publique responsable (professionnalisation, accès des entreprises, durabilité et gouvernance).
Pour y parvenir, les prestataires ont combiné analyses quantitatives (notamment via les déclarations de travaux), enquêtes de terrain, entretiens et analyses juridiques et organisationnelles des pratiques.
Des résultats concrets et parfois inattendus
L’étude met en évidence plusieurs constats clés :
- En 2024, 6 160 déclarations uniques de travaux étaient en cours en Wallonie. Elles ont été analysées et représentaient plus de 1 000 entrepreneurs uniques et plus de 11 000 sous‑traitants uniques.
- Une chaîne de sous‑traitance compte en moyenne 8,5 entreprises actives, mais la majorité reste courte : plus de la moitié des chaînes de sous-traitance est constituée de quatre entreprises au maximum (adjudicataires et sous-traitants confondus).
- Contrairement à certaines perceptions, l’ancrage local est très fort : 86 % des sous-traitants actifs dans les chaînes de sous-traitance des marchés publics wallons de la construction sont établis en Belgique.
- Concernant la constitution des chaînes de sous-traitance, on constate des différences entre les régions.
- Les résultats suggèrent également que les indépendants représentent une part significative des entreprises actives dans les marchés publics.
Ces résultats permettent de nuancer certaines idées reçues, notamment sur la longueur des chaînes ou la place des entreprises étrangères.
Des pistes d’amélioration
L’étude met en avant certains défis à travers ses conclusions et formule des recommandations : au niveau systémique, en fonction des différentes phases du marché en termes de monitoring.
Découvrez l’étude
👉 Consulter l’infographie sur les chaînes de sous-traitance en Belgique (version NL, version EN)
👉 Découvrir l’infographie sur les chaînes de sous-traitance en Wallonie
👉 Télécharger le rapport complet